Interview de Camron TIETCHEU ~ le photographe ~

THE PAJANY CALENDAR : Bonjour Camron tu es photographe de mode, quand et comment as tu commencé ce métier?

Ça dépend, de quoi on parle exactement ? Car à un moment j’étais avide de me perfectionner, ce moment où j’admirais un grand nombre de photographes et où j’aspirais à être comme eux.
A cette époque, j’étais photographe de cœur, pas encore de profession mais j’y croyais dur comme fer.
Et ça c’était il y a fort fort longtemps. mais sinon j’officie professionnellement depuis 6 ans maintenant.
Je suis arrivé à ce métier, un peu comme toutes les histoires passionnelles, totalement par hasard… j’ai toujours été fan du pouvoir de l’image et un jour j’ai vu une photo : elle m’a tellement bousculé, elle m’a malmené, j’ai essayé de ne plus penser à cette image mais elle m’obsédait et c’est comme ça que j’ai su que je voulais faire ce métier, je voulais être capable de ressortir ce qu’il y a de beau à l’intérieur de chacun de nous et son contraire aussi parfois…

THE PAJANY CALENDAR : As tu des photographes préférés ? Des sources d’inspirations?

Les photographes que j’admire sont très nombreux et très différents les uns des autres. Ce qui fait la grandeur d’un photographe c’est lorsqu’on reconnait ses clichés du premier coup d’oeil. J’ai eu la chance de travailler avec un des photographes que j’admire le plus, ce fut si gratifiant.
Mes sources d’inspirations sont toute aussi nombreuses, cela va d’une chanson à une composition florale aperçue chez le fleuriste en passant par l’odeur du pain chaud à la boulangerie. Mais je dois admettre que ce qui m’inspire le plus c’est la mode, les sappes les plus classes aux accoutrements les plus insensés, les associations de couleur apportent beaucoup d’essence à mon imagination.

©droits réservés à Camron Tietcheu

camrontietcheu-5409f5c2185e3c3THE PAJANY CALENDAR : Aujourd’hui l’aventure Pajany Calendar est une nouvelle expérience pour toi : comment as-tu réagi lorsque Julia t’a approché avec ce Calendrier?

Quand j’ai rencontré Julia, il y a un peu plus d’un an, c’était pour discuter d’un shooting ensemble. Ce shooting ne s’est finalement pas fait pour une raison que j’ai oubliée aujourd’hui, mais suite à cette rencontre je savais qu’on était parti pour faire un truc énorme. Donc quand cette idée est arrivée, je n’étais pas surpris, j’y ai tout de suite participé sans réellement hésiter et depuis je continue de réfléchir aux différentes façons d’améliorer le concept, de faire des images encore plus détonantes. Cette expérience est probablement ce qui m’est arrivé de mieux au cours  de l’année et j’espère que les choses vont continuer dans le bon sens.

 

 

 

 

THE PAJANY CALENDAR : Quelles sont tes exigences en matière de photo?

J’aime les visuels qui racontent une histoire, j’aime un regard qui en dit long, une pose qui symbolise un état d’esprit. J’aime les visuels travaillés comme par un orfèvre, je n’ai pas forcement de style préféré, j’aime tous les visuels qui me font dire « Waouww », ceux qui me donnent la chair de poule et même ceux qui me forcent à réfléchir. C’est à ce type d’exigence que j’essaie de me
conformer, parfois avec succès et parfois je reste insatisfait de mon travail.

©droits réservés à Camron Tietcheu

 

 

 

THE PAJANY CALENDAR : Comment se sont passés les shooting avec les 12 modèles (12 personnalités, 12 égos)

Ils ont tous été un moment mémorable, toujours le même processus, une petite appréhension, suivie par une bonne ambiance, immédiatement suivie par une incroyable énergie, une bonne humeur et au final on réussit à avoir des photos brutes d’une très grande qualité. il est vrai pourtant qu’elles étaient toutes différentes l’une de l’autre au niveau caractère, certaines avaient énormément d’assurance, d’autre un peu moins mais le dénominateur commun était la volonté de bien faire et cela se ressent sur les photos.

©Droits réservés à Camron Tietcheu

 

 

 

THE PAJANY CALENDAR : Qu’attends-tu de ce projet sur le long terme?

Ce projet me permettrait de tenir ma toute première exposition, il m’ouvrirait les portes de nouvelles opportinités, je pourrais alors afficher mon travail à un plus grand public. Je projette donc de continuer dans cette voie, trouver des thématiques dignes d’être exposées, un peu à la manière de Martial Lenoir, dont je suis un grand fan.

©Droits réservés à Camron Tietcheu

 

 

 

 

 

THE PAJANY CALENDAR : Tu as souvent travaillé avec des modèles filiformes, dites standard, qu’est ce qui t’a amené à travailler avec des modèles plus size?

Il est vrai qu’a une époque pour moi les photos de mode n’étaient possibles qu’avec des filles extrêmement minces car c’est ce que les magazines et les publicités nous montraient et comme j’étais un peu en train de me construire en tant que photographe, je m’inspirais de ce qui existait déjà et malheureusement à l’époque il n’y avait pas ou très peu de présence plus size. A un moment, je suis arrivé dans une phase de questionnement, j’ai commencé à douter des idées toutes faites et j’ai cherché à axer l’esthétique de la photo sur tous les types de corps. Les femmes rondes ont une autre façon d’être mises en valeur, tout comme les femmes noires ont une autre façon d’être maquillées. Il suffit simplement de les observer et de les écouter.

©droits réservés à Camron Tietcheu

 

 

camrontietcheu-554b5d5a1aa438eTHE PAJANY CALENDAR : Aurais tu une anecdote sur un des shooting de Pajany Calendar?

J’ai un tas d’anecdotes, Les chansons avec Natacha, le froid qui a congelé Cléa, les cigarettes de Lamia, le bijou improvisé avec Kristina, Margaux qui a failli ne pas venir, Tatiana et le
shopping de dernière seconde, le débat sur la taille de Cécilia, l’hôtel de Loreleï, le body de Carole, les expressions riches de Pénélope et la couture du vêtement de Stéphanie.
Mais pour les détails, je vous laisse le soin de leur demander lors du Vernissage du mois de Décembre, en tout cas chaque moment a été un super échange, ce sont vraiment 11 personnalités très
différentes et très attachantes.

©droits réservés à Camron Tietcheu

 

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